Du massage au message

Dans un monde toujours plus connecté, relié à des écrans cela peut paraître paradoxal mais nous lisons de plus en plus. Que lisons-nous ? Des livres, des articles, des blogs, des newsletters, des SMS et autres Tweets…

En tant que praticien·ne en massages bien-être, faut-il se lancer dans l’aventure de l’écriture et si oui comment réaliser le passage du massage au message ?

POURQUOI ÉCRIRE ?

Avant de répondre à cette question, on peut se demander pourquoi les gens lisent ? Dans une étude du Centre National du Livre (CNL) parue en mars 2017 il apparaît que les Français lisent à 27 % pour approfondir leurs connaissances (c’est la première motivation), puis pour se faire plaisir (22 %), s’évader (17 %) ou se détendre (14 %). Cette étude traite des livres en particulier mais on peut, sans doute, l’extrapoler à la lecture sur le Net, les réseaux sociaux, etc.

Alors pourquoi écrire ? En plus de permettre aux clients de découvrir ou de mieux connaître la pratique des massages bien-être et leurs bienfaits, l’écriture offre la possibilité de diffuser des informations, d’entretenir et de nourrir des liens, de toucher des clients potentiels lorsque les articles sont partagés, de mener une réflexion personnelle sur la pratique.

QUELS SUPPORTS UTILISER ?

Les supports sont nombreux et permettent à chacun selon ses goûts, sa disponibilité, sans oublier son degré de maîtrise de l’informatique et du numérique, de se lancer dans l’écriture.

La plupart des hébergeurs de sites internet offrent la possibilité d’y associer un blog ou de le créer sur des plateformes dédiées telles que WordPress, Wix, etc. Les solutions sont souvent gratuites. Le blog est le moyen numérique qui offre le rendu le plus professionnel en termes de mise en forme des contenus, d’insertions d’images et de vidéos.

Il est possible également de rédiger des newsletters (lettres d’information). Mais cela exige de disposer d’un carnet d’adresses mail. Certains hébergeurs de site internet permettent également de créer des newsletters en y associant un carnet d’adresses présent dans les boîtes mail de l’ordinateur. L’inconvénient c’est qu’ils sont souvent considérés comme de la publicité et terminent dans les spams, dans la corbeille.

Lorsque l’on est plus à l’aise pour travailler sur les réseaux sociaux, il est possible de rédiger des articles sur Facebook, de faire des messages courts sur Twitter. Des tutoriels, des aides en ligne existent (découvrez des liens internet à la fin de cet article). Le principal intérêt des réseaux sociaux réside dans la facilité de diffusion et de partage en quelques clics.

Nous n’avons pas tous une fibre d’écrivain et dans ce cas il est possible de s’appuyer sur des articles en lien avec notre activité : dans les revues spécialisées de santé et de bien-être, dans les articles de la FFMBE diffusés sur la page Facebook de la fédération.

Dans l’exemple ci-contre, le praticien a repris un article en faisant le lien avec son activité. Dans ce cadre, il est important d’inviter les gens à réagir, à commenter, à prendre contact.

Que l’on fasse le choix d’écrire ou de transmettre il est bon de se rappeler l’adage « ce qui est écrit sans effort est lu sans plaisir » ; c’est pourquoi il est judicieux de prendre le temps de rédiger ou de sélectionner les articles partagés, pour intéresser le lecteur qu’il soit client ou futur client.

CE QU’IL FAUT RETENIR

Sur le fond il est préférable de commencer à écrire sur des thèmes qui nous passionnent, de raconter des histoires (ce que l’on appelle Storytelling), d’écrire un contenu de qualité, d’être concret et à la fin de l’article d’inviter le lecteur à devenir acteur en lui proposant : de laisser un commentaire, de contacter, de suivre un lien, de cliquer sur un bouton « j’aime », etc.

Tout article commence par un titre, drôle ou sérieux selon les goûts et le sujet, mais toujours explicite sur le contenu à suivre. L’article doit avoir une structure comprenant une accroche que l’on appelle « Chapeau » destiné à attirer le lecteur avant de lui présenter le contenu dans une introduction.

Pour le contenu, il est recommandé de ne pas se disperser, il vaut mieux plusieurs articles pour aborder toutes les facettes d’un sujet plutôt qu’un article trop long dans lequel on souhaite tout mettre. C’est une évidence, mais à la fin il faut conclure, voire proposer des solutions.

Sur le plan technique, les articles numériques répondent aux règles de cet environnement. Pour toucher plus de monde, l’idéal est d’être repérable et lisible par les moteurs de recherche. Entrer dans les détails techniques n’est pas l’objet de cet article, mais on peut retenir qu’il y a une hiérarchie dans les titres d’un article sur lesquels on place des balises qui vont permettre aux moteurs de recherche de trouver, identifier, classer l’article (exemple : balise H1 pour le titre de l’article, balise H2 pour les sous-parties de l’article). Au même titre, il existe des balises spécifiques pour les photos. La plupart des solutions internet proposent des aides de façon relativement intuitives qui nous libèrent de la technique pour nous centrer et laisser l’inspiration sortir…

« Usage de la fenêtre : inviter la beauté à entrer et laisser l’inspiration sortir. »

Sylvain Tesson - Dans les forêts de Sibérie (Folio)

 

Si le massage bien-être permet de relier la conscience du corps et de l’esprit dans la bienveillance et l’échange, il est possible de poursuivre ou de créer des échanges à travers l’écrit. Par-delà les techniques de massage, par-delà les techniques d’écriture, demeurent les messages qui s’ancrent dans le corps, qui s’encrent sur la page.

 

François Hinsinger

Un moment pour se poser

 

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